YSAORA THIBUS

vers le rêve olympique

Ysaora Thibus, la fine lame du fleuret français, globe-trotteuse de l’escrime a posé ses valises en Guadeloupe le temps d’un stage de plusieurs semaines. Avant qu’elle ne reprenne son envol pour New York, nous l’avons rencontré pour évoquer ses rêves olympiques, en ces temps incertains de crise sanitaire.

Guadeloupe, Los Angeles, New York, San Francisco, Paris, Katowice en Pologne, Jesi en Italie, autant de destinations où vous pourrez croiser le sourire lumineux d’Ysaora, grande voyageuse devant l’éternel. C’est désormais le modèle sportif que cette sportive guadeloupéenne a délibérément choisi pour aller chercher une médaille olympique lors des prochains Jeux de Tokyo, en 2021 et ceux de Paris, en 2024.

Cette approche de la haute performance est issue d’une belle place qu’elle a ressentie comme un échec. Meilleure fleurettiste française depuis près d’une décennie, Ysaora a en effet mal vécu sa cinquième place aux Jeux Olympiques de Rio, en 2016. Elle qui est reconnu comme une grande compétitrice, capable d’élever son niveau de jeu, lorsque l’enjeu est crucial, ne pas monter sur le podium olympique constitua un moment douloureux de sa vie sportive.

Décidée à se remettre en cause pour franchir un cap, elle a tourné une très belle page de huit années d’entraînement à l’INSEP pour suivre son compagnon Race Imboden, lui aussi classé dans les tous meilleurs fleurettistes mondiaux.

A partir de 2017, elle s’est construite avec son ami sa cellule d’accompagnement à la haute performance. Ensemble, ils ont choisi Stefano Cerioni un coach italien de réputation mondiale, un préparateur physique américain et une préparatrice mentale de l’INSEP.

Au tout début, elle a dû financer cette nouvelle organisation avec ses économies. Puis, son projet a été validé par la Fédération Française d’Escrime après ses brillants résultats de 2017 puis 2018, où elle a enchaîné une médaille de bronze aux Mondiaux de Leipzig puis une d’argent aux Championnats du Monde de Wuxi. Et les sponsors ont suivi, comme la Française des Jeux qui l’accompagne dans ses ambitions olympiques.

Jesi, une petite ville située dans la province d’Ancône constitue aujourd’hui l’un de ses camps de base, avec New York et Paris. Elle y croise le fer avec « la lionne » Vezzali, la légende italienne du fleuret qui a glané notamment 6 médailles olympiques.

La période du confinement liée à la crise sanitaire fut bien évidemment un moment difficile. Le report des Jeux Olympiques et l’annulation de toutes les compétitions internationales en 2019 furent vécus comme un temps d’instabilité et de grande incertitude. Compliqué dans un tel contexte de garder le même niveau d’engagement à l’entraînement, lorsqu’aucune échéance d’importance ne jalonne sa préparation.

Diplômée d’un master de l’ESCP, l’école de commerce, Ysaora s’investit dans des projets qui œuvrent pour médiatiser le sport féminin, à l’image d’une plate-forme numérique qu’elle vient de créer. Immergée dans la culture américaine, elle n’a pas hésité à aller manifester pour les droits des noirs, avec le mouvement « Black Lives matters ».

Au Creps de Guadeloupe, le stage qu’elle a organisé fut l’occasion d’enfin retrouver son compagnon, qu’elle n’avait pas vu depuis trois mois….

Souhaitons leurs à tous les deux une saison 2021 fantastique, à vivre l’euphorie d’un podium olympique.

B.C

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